#3 – Histoire de l’emballage

XXe siècle plastique, XXIe siècle climatique ?

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Le XXe siècle est le siècle des emballages plastiques qui s’impose dans tous les domaines : sacs et bouteilles en polyéthylène, barquettes et pots de yaourt en polystyrène, bidons, films et sacs plastiques, etc.
Toutes sortes de déclinaisons voient le jour comme le ruban adhésif Scotch en 1930, le Tetra Pak en 1951, Lesieur commence à vendre son huile dans des bouteilles en P.V.C. en 1960, Vittel ses premières maxi-bouteilles rondes en P.V.C. en 1969 et Pepsi ses premières bouteilles en P.E.T. (polyéthylène) en 1976… Le plastique est partout. Sa consommation globale passe de 2 millions de tonnes dans les années 1950 à près de 400 millions de tonnes en 2015, soit l’équivalent de plus de 10 tonnes par seconde et près de 9 milliards de tonnes ont été accumulées depuis 1950 !

Environ 40 % de la production mondiale de plastique est destinée à l’emballage et en France, l’emballage plastique constitue 34 % de l’ensemble des emballages.

Lorsque l’on sait que seulement 9 % du plastique est recyclé, 12 % incinéré et 79 % rejeté dans la nature alors même que le plastique mettra des milliers d’années avant de disparaître, les conséquences sont dramatique : pollution de l’air, des sols et des eaux, septième continent de plastique dont les particules se retrouvent dans les estomacs et les poumons des animaux et des humains, avec un impact économique gigantesque [1]… nous ne pouvons plus envisager le recyclage comme seule issue.

La solution qui fait le plus sens est la réduction de sa production et l’élimination maximale des emballages et suremballages, souvent inutiles. En plus de représenter un surcoût financier pour le consommateur, ils sont avant tout responsables d’une pollution environnementale dramatique. La Commission européenne a adopté une stratégie sur les plastiques le 16 janvier 2018, mais nous devons modifier notre façon de fonctionner à tous les niveaux de la chaîne de production, de distribution et de consommation.

Depuis 2009, les Magasins U agissent au quotidien pour réduire les emballages alimentaires avec deux objectifs principaux : contribuer à la protection de l’environnement et à la bonne santé des consommateurs. Cela a permit une économie de 4000 tonnes grâce aux politiques de l’enseigne sur la réduction des emballages et des suremballages.

Initié par les enseignes bio, l’achat en vrac s’est démocratisé ces dernières années, y compris dans la grande distribution. Dès janvier 2020, des sacs en tissus réutilisables sont à disposition aux différents rayons vrac, fruits & légumes au Super U Saint-Jean-de-Monts et nous avons décidé d’aller plus loin en permettant à nos clients de venir en magasin avec leurs propres contenants dans tous les rayons traditionnels : épicerie vrac bio, fruits & légumes vrac bio, poissonnerie, boucherie, traiteur, fromager ou encore pâtisserie.

Tout cela nécessite de grands bouleversements dans les process de distribution mais également dans les habitudes des consommateurs, l’un ne va pas sans l’autre. Nous savons aujourd’hui quelle urgence pèse sur la planète et après un XXe siècle de plastique, le XXIe siècle sera climatique ou ne sera pas.

<< Première partie : Les premiers emballages, de la Préhistoire à l’Antiquité
< Deuxième partie : Du packaging au marketing…

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