#1 – Histoire de l’emballage

Les premiers emballages, de la Préhistoire à l’Antiquité

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Étymologiquement, emballer signifie « mettre en balle », opération effectuée par des emballeurs chargés de grouper les marchandises, les bagages, les biens dans des balles. On trouve l’origine de ce mot au XIIIe siècle dans le vieux bas-francique bala, désignant un ballot, ou encore le gaulois ballu apparenté à bulga qui fait référence à un sac de cuir.

En botanique, la balle est l’enveloppe des grains de céréales telles que l’orge, l’avoine, le blé, l’épeautre ou encore le riz… mais en agriculture, la balle, le ballot ou ballotin est le conditionnement de matières premières comme par exemple le coton, la paille, le foin ou le chanvre. Dans l’industrie, une balle est un paquet de marchandises enveloppées et maintenues par des cordes et dans l’imprimerie, elle désigne un contenant de bois en forme d’entonnoir utilisé pour encrer les formes des presses typographiques.

L’histoire de l’emballage est indissociable des déplacements des premiers humains et de leurs échanges. Dès la Préhistoire, le besoin de conserver ou de transporter des vivres a conduit les chasseurs-cueilleurs nomades à confectionner des emballages avec les moyens du bord : feuilles, lianes tressées, coquillages, quand les calebasses ou autre cucurbitacées et peaux de bêtes ont constitué les premières gourdes ou divers contenants.

Quand l’homme se sédentarise et développe l’élevage et la culture, apparaissent les premiers emballages textiles à base de laine, mais aussi de lin qui était déjà cultivé par les Égyptiens en 5500 avant J.-C. en même temps que d’autres fibres comme le jonc, le roseau, le palmier ou le papyrus.

Dans l’Antiquité sur le pourtour méditerranéen, l’amphore en terre cuite est le récipient le plus utilisé pour le transport de produits de base comme le vin, l’huile d’olive, le miel, la bière, les olives ou les fruits. Elle apparaît au IIIe-IVe millénaire avant J.-C. au Proche-Orient. Destinée au transport de nourriture solide ou liquide, elle est considérée comme un emballage jetable, détruit dans la plupart des cas, réemployée dans de rares exceptions en maçonnerie ou comme récipient de stockage, réservoir d’eau douce, sépulture…

Les traces les plus anciennes de flacons en verre ont été retrouvées chez les Égyptiens et remontent au XVe siècle avant J.-C. Ils les utilisaient particulièrement pour le funéraire, mais également le cosmétique et la pharmacie, et des spécimens de fioles translucides ont été trouvés à Chypre, à Rhodes ou en Perse.

S’il n’y a pas de datation précise, les plus anciennes pièces de tonneaux nous viennent des Étrusques du VIe siècle avant notre ère. Un siècle plus tard, Hérodote [1] mentionne un commerce de vin par voie maritime, entre l’Arménie et la Mésopotamie, utilisant des tonneaux en bois de palmier. Le tonneau en chêne apparaît en Gaule pour l’élevage du vin vers le 1er siècle et se substitue progressivement aux amphores pour le transport des marchandises, plus léger, moins fragile et plus maniable.

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La Libellule

[1Hérodote était un historien et géographe grec du Ve siècle avant J.-C. Considéré comme le premier historien, il était surnommé le « Père de l’Histoire » par Cicéron, homme politique Romain du Ier siècle avant J.-C.

Sources
Wikipédia : emballage / amphore / verre / tonneau (récipient)

Pour aller plus loin sur le tonneau :
https://www.persee.fr/doc/galia_0016-4119_2001_num_58_1_3179
https://www.tonnellerie-cavin.com/histoire-tonneau/

Photo : Alberto Masnovo / 123RF Banque d’images